Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 15:46

Inauguration de mon microblog Tubmlr:

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µ-blog

 

Vu que je n'ai plus trop le temps de blogger, au moins je vais microbloger.

Par Patrice
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 14:22
 
Voilà une playlist qu'elle est bien pour écouter avec les oreilles!
Par Patrice - Publié dans : Musique
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 11:30
En migrant mes favoris vers Delicious, je suis tombé sur un article qui a fait un buzz en son temps, et qui trouve davantage d'écho à la lumière de mes lectures récentes (sur la toile s'entend) à propos de la culture numérique - voir mon précédent billet sur les cours d'Hervé Le Crosnier. 

Pour résumer,
 Est-ce que Google nous rend idiot?une traduction de la communauté Framasoft (l'original est Is Google Making Us Stupid? de Nicholas Carr - juin 2008), met en exergue le fait que notre façon de penser se modifie par notre utilisation d'Internet et de ses multiples flux de données simultanés: une révolution est-elle en marche? Est-la fin de la pensée profonde?

En effet, qui parvient encore à se concentrer plus de 10 minutes sur le même médium, qu'il soit écrit ou audiovisuel? Aujourd'hui notre esprit est sollicité par de nombreuses sources d'information, nous parallélisons de plus en plus, car il faut faire toujours plus, produire toujours plus, et cela inclut consommer de l'information (et donc de la publicité, moteur économique des temps modernes). 

That's the way of the world.
Par Patrice - Publié dans : Société - Communauté : La Science et les Béotiens
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 12:39
Le département Informatique de l'Université de Caen Basse-Normandie met à la disposition des internautes du contenu pédagogique suivant le suivant le modèle des Ressource éducatives Ouvertes (Open Educational Resources). Une première en France?
En tout cas, les vidéos des cours magistraux d'Hervé Le Crosnier sont à mon avis, sur le fond, réellement passionnantes - vous apprendrez par exemple que le logiciel n'est pas un outil technique, mais un outil social.

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Toutes les vidéos de l'Enseignement commun de culture numérique de l'année en cours sont en ligne, les nouvelles viennent s'ajouter au fur et à mesure.

Par Patrice - Publié dans : Société
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 00:50
Il y a les Macs, et il y a le reste… Cela faisait tellement longtemps que j'entendais se vanter les possesseurs d'ordinateurs à la pomme, que je m'étais fait une opinion assez tranchée sur ces derniers: exception culturelle, élitisme, ou réticence devant l'effort que demande la prise en main d'un PC, bref, des gens à part.
Pourtant, à force d'en côtoyer, je dus me rendre à l'évidence: les ordinateurs Mac sont vraiment user friendly, ce qui est loin d'être le cas des PCs sous Windows. D'où une pratique de l'informatique orientée sur l'utilisation au quotidien plutôt que sur la bidouille et la résolution des nombreux problèmes et petits désagréments qui font taper du poing le néophyte, voire l'utilisateur de PC averti. Pour ma part, j'ai toujours trouvé divertissant ce côté bidouille, car, informaticien de profession, je baigne dans les ordinateurs et les PCs depuis mon enfance.
Ce qui me fait penser que seuls les geeks (dont je fait un peu partie) s'éclatent avec les PCs (sous Windows ou Linux), et que les utilisateurs de Macs passent plus de temps à vraiment se servir de leur machine.
Tant et si bien que voilà: je viens de faire l'acquisition du dernier MacBook, dit Unibody, le modèle d'entrée de gamme que j'avais en vue depuis quelques semaines. Il est équipé d'un Intel Core 2 Duo, cadencé à 2,26 GHz, de 2 Go de RAM, d'un écran de 13,3 pouces de diagonale, d'un disque dur de 250 Go et de Mac OS X 10.6 Snow Leopard, qui est un système UNIX, comme chacun sait.
Les raisons qui ont motivé cet achat sont les suivantes:
- Mon PC portable arrive vraiment en fin de vie (cinq ans, c'est très vieux pour un PC): même en réinstallant XP, il rame horriblement.
- Windows 7, le successeur de Vista, même moins gourmand en ressources systèmes, est encore un énième Windows, avec son lot de fausses nouveautés et de fioritures qui me laissent de marbre.
- Ma charmante belle-maman nous offre un caméscope numérique HD à l'occasion de la naissance de notre premier fils, les capacités multimédia du Mac sont toutes indiquées.
- Même encore élevés, les prix des ordinateurs Apple ont tout de même baissé ces derniers temps. Ma configuration coûte 899€ (je viens de tâtonner un peu pour trouver le symbole de l'euro).
- C'est un ordinateur qui me semble aussi beau que pratique, avec son dispositif de pointage intégré nommé Trackpad Multi-Touch, qui reprend et améliore les gestuelles des célèbres iPhones (je n'en possède pas). Il rend superflu la souris, aux dires de certains.
Bref, plutôt que d'acheter un ordinateur portable affublé du sempiternel Windows, je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais de passer au Mac.
Pourquoi ne pas avoir installé une Ubuntu ou autre distribution Linux user friendly sur un nouveau PC portable? Parce que je n'avais pas envie de bidouiller, cette fois. Je trouve cela lassant lorsqu'il s'agit d'un portable (mon PC fixe est encore sous XP, il est stable depuis des années, mis à part ces écrans bleus qui surgissent de temps en temps, depuis que j'ai remplacé mon graveur IDE par un modèle SATA). 
A ce qu'il parait, on peut se servir du Mac quasiment dès qu'on le branche… c'est ce que nous allons voir!
 
Un très bel objet
Après le déballage de l'appareil et un temps de charge de la batterie d'environ 1h30, premier constat: il est vraiment beau. Même si je sais que le prix influe sur le jugement, je trouvais les macs de plus en plus beaux ces dernières années. Là, ils ont fait fort côté design. Des formes arrondies, un habit blanc intégral du plus bel effet (je ne goute pas trop l'aluminium des MacBooks Pros), un Trackpad immense, soit disant en verre (il ressemble à du plastique au toucher, je ne vais pas en faire une analyse chimique, il fait des merveilles), et surtout une finition irréprochable et une impression d'ensemble de qualité des matériaux qui - STOP, on se croirait dans Turbo sur M6…
A l'allumage, deuxième constat: un silence absolu. Le disque dur frotte (je n'ose pas dire gratte) imperceptiblement, mais surtout, pas le moindre son de ventilateur… c'est hallucinant. Le seul bruit à l'usage provient du clic sur le Trackpad, et du clavier, dans une moindre mesure. Clavier que j'utilise pour taper cet article depuis le début, et qui me laisse somme toute une bonne impression, même si personnellement j'aurais préféré un peu plus de souplesse (j'aime bien les claviers "mous", je sais, c'est bizarre). En quelques heures de familiarisation (transition PC->Mac), je maitrise déjà toutes les touches (ainsi que le Trackpad dont je parlerai plus tard). L'absence de pavé numérique est peu gênante vu l'usage que je destine à cette machine (web, multimédia, je ne compte pas utiliser de tableur).
Enfin, l'écran rétroéclairé par LED (une avancée technologique) tient ses promesses: il délivre une image aux contrastes élevés, les noirs sont profonds, même à pleine brillance. L'image est très nette, sûrement parce que 1280 pixels en largeur sont concentrés sur cet écran relativement petit (je trouve les écrans "16/9" mains pratiques que les 4/3 pour afficher les pages web, mais je vais devoir m'y faire, car ces derniers deviennent de plus en plus rares, toutes machines confondues).
 
Le démarrage
Tout va très vite. Passé le petit son caractéristique à l'allumage, le système démarre et demande le nom de l'utilisateur, mais aussi son adresse, mail et numéro de téléphone… Big Brother n'est pas loin! Enfin tant pis, j'enregistre mon produit chez Apple, alors fiché pour fiché, hein!
Une petite présentation vidéo m'accueille, et puis c'est fini: il n'y a plus rien à faire car toutes les applications sont installées: la machine est opérationnelle.
C'est aussi le cas des PCs sous Windows, me direz-vous, l'OS est pré-installé, mais sous Vista, en tout cas, cette première étape de configuration post achat est loin d'être aussi rapide.
Il ne me reste plus qu'à parcourir la notice papier fournie avec la bête, faire les quelques tutos qui se cachent ici et là, explorer le système est ses applis et le tour est joué.
Sauf que… je suis un peu maniaque: je viens de m'apercevoir que le nom de mon répertoire utilisateur (home directory) était bien mon prénom, comme je l'avais spécifié, mais sans la majuscule à la première lettre: argh! Et pas moyen de le changer, l'aide en ligne est formelle.
Cela me revient, maintenant: pendant la phase de configuration, le nom du home dir. proposé par défaut est une concaténation "prénomnom" sans majuscules... J'ai pensé à ôter le nom, mais pas à mettre la majuscule à mon prénom. Détail, oui, mais qui a son importance, quand même.
Et puis, il y a forcément une solution, c'est un UNIX, cet OS, quand même! Je repose ma question sur Google, et voilà: quelques manipulations expliquées sur ce wiki en anglais, et c'est terminé. Ma première bidouille sur Mac - je n'en suis pas peu fier.
 
 ... to be continued.
Par Patrice - Publié dans : Technologie
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 13:41
Puisque la gravitation, seule force à l’œuvre à l’échelle des grandes structures, est uniquement attractive, on pourrait penser que tout corps céleste est appelé à grossir indéfiniment, pour peu qu’il soit entouré de suffisamment de matière.
Certes, les étoiles super massives sont d’autant plus rares que leur durée de vie est courte. Mais y-a-t-il pour autant une limite à la masse d’une étoile?
On sait que les plus gros trous noirs détectés ont une masse de plusieurs milliards de masses solaires. Mais, là encore, peut-on en rencontrer de plus gros?
La réponse est énergique (ou plutôt, énergétique): non! Si la boulimie est autorisée, la prise de poids (ou plus exactement, de masse), a bien une limite. Et cette limite est due à l’énergie de rayonnement émanant de l’astre lui-même. Seulement, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Young Stars Sculpt Gas with Powerful Outflows in the Small Magellanic CloudSource: Hubblesite.org

Petite étoile deviendra grande
Tout commence par l’accrétion (l’agglomération) d’un nuage de gaz et de poussières. S’effondrant sur son propre poids, celui-ci grossit et attire donc davantage la matière environnante. En même temps, il se densifie, ce qui augmente la pression et la température en son cœur.
Lorsque la masse atteint 5 à 6 centièmes de masses solaires (on prend habituellement la masse de notre Soleil comme référence, Msol≈1,99x1030 kg), la température et la pression sont suffisantes pour démarrer les réactions de fusion thermonucléaires: c’est l’allumage de l’étoile.

Indispensable effet tunnel
Le cœur d’une étoile, où la température atteint plusieurs millions de degrés, n’est normalement pas assez chaud pour que les noyaux d’hydrogène fusionnent (ceux-ci se repoussent car ils ont la même charge électrique positive). Il faudrait des milliards de degrés, comme aux premiers instants de l’Univers, juste après le Big-Bang, où l’Hélium et d’autres éléments plus lourds ont été forgés, lors de la nucléosynthèse primordiale.
Pourtant, les étoiles brillent, témoignant que la fusion s’opère bien et contrebalance la gravitation qui tend à les faire s’effondrer sur elles-mêmes.
Comment est-ce possible? La physique quantique nous donne la réponse: c’est grâce à l’effet tunnel, qui permet aux protons de franchir la barrière énergétique dictée par la physique classique.
Sans lui, aucune étoile ne se serait allumée, et l’Univers serait resté désespérément obscur.

Nous avons donc obtenu au passage la masse minimale pour une étoile: 5% à 6% de la masse de notre Soleil.
A partir de là, l’effondrement gravitationnel est contrebalancé par  la pression du gaz et l’énergie de rayonnement. Le système est à l’équilibre.
Une étoile, c’est finalement un réacteur nucléaire (de fusion), régulé et confiné par la gravitation. En d’autres termes, la gravitation impose une température interne à l’étoile, qui impose une pression (du gaz et de rayonnement) qui contrebalance la gravitation.

Les obèses sont sanctionnées
Lorsque l’accrétion de matière se poursuit, l’étoile grossit et brille (rayonne) davantage. Bien sur, la pression du gaz en son centre augmente avec la taille de l’étoile, mais aussi et surtout l’énergie de rayonnement produite par les réactions de fusion, si bien que plus la masse augmente, plus ce phénomène devient prépondérant sur la pression du gaz pour contrebalancer l’effondrement gravitationnel.
En effet, l’énergie produite par l’étoile croît come 103,5 fois sa masse. Ce qui veut dire qu’une étoile de 10 Msol, par exemple, sera environ 3200 fois plus brillante que notre Soleil. Et sa durée de vie sera diminuée d’autant, car elle brûlera plus vite son combustible.

Briller pour se faire remarquer
Suivant la masse de carburant dont elle dispose, une étoile a le choix entre brûler d’un éclat pâle pendant des milliards d’années, comme le font les nombreuses naines rouges, ou briller de mille feux pendant quelques millions d’années pour les plus grosses. En effet, pour contrebalancer l’effondrement causé par leur énorme masse, il leur faut rayonner davantage d’énergie.
Cette réalité fait que les étoiles les plus petites sont les plus nombreuses, et représentent la majeure partie de la masse de la population stellaire en générale (les naines rouges représentent entre 70% et 90% des étoiles de notre galaxie).
Ce sont aussi les plus discrètes. A contrario, on remarque bien plus les étoiles très brillantes comme les supergéantes, qui sont bien plus rares et éphémères. Mais puisqu’on leur doit la synthèse des éléments lourds, et leur dispersion dans l’espace, on ne peut que continuer à les admirer… mais de loin, car leur proximité (et surtout leur mort) a dés conséquences désastreuses.

Mais l’accrétion ne peut se poursuivre indéfiniment. Quelque soit la quantité de gaz disponible dans l’environnement de l’étoile, il arrive un moment, autour de 60 à 70 Msol, où la pression de radiation devient trop forte, plus forte même, que la gravitation qui tend à faire s’effondrer le gaz sur lui-même.
C’est à ce moment que l’étoile explose, et éjecte ses couches externes, diminuant par conséquent sa masse et retournant à un état plus stable. L’observation le prouve: aucune trace d’étoile de plus de 60 Msol dans la population d’étoiles observable.

En corollaire, on voit que le rapport entre la masse maximale et la masse minimale d’une étoile est de l’ordre de mille (60 Msol / 0,06 Msol = 103), alors que les étoiles les plus massives sont environ trois millions de fois plus brillantes que les plus petites (103 x 103,5).
 
WFPC2 Image of Eta CarinaeSource: Hubblesite.org

Les étoiles peuvent grossir après leur mort
Lorsque le combustible s’est épuisé, rien ne s’oppose plus à l’effondrement gravitationnel. Pour les plus grosses d’entre elles, le stade ultime est celui du trou noir, après une brève phase d’hypernova.
Les trous noirs, qu’on ne présente plus, sont les objets les plus denses et les plus hypothétiques de l’astronomie moderne. On ne peut les détecter qu’indirectement (par interaction gravitationnelle), puisqu’ils sont sensés n’émettre aucun rayonnement visible.

Les trous noirs s’évaporent
Bien que dénommés ainsi, puisque rien ne peut en échapper, pas même la lumière, les trous noirs ne le sont pas complètement.
Pour être plus précis, un infime rayonnement de corps noir, appelé rayonnement de Hawking peut être observé au voisinage d’un trou noir. Seule la physique quantique prédit ce phénomène, jamais mis en évidence à ce jour.
Des paires de particules et d’antiparticules, issues des fluctuations du vide, apparaissent et disparaissent sans cesse dans tout l'Univers. Mais dans le voisinage de l’horizon du trou noir, les forces de marées sont si importantes qu’il arrive qu’une des particules franchisse ce dernier et soit séparée de sa partenaire avant l’annihilation. Elle est alors absorbée par le trou noir, l’autre étant émise vers l’extérieur sous forme de rayonnement.
L’effet Hawking permet également de prédire l’évaporation des trous noirs, en vertu du fait que la particule partenaire absorbée par le trou noir possède une énergie négative, produisant une diminution de la masse de ce dernier.

En fait, les trous noirs sont invisibles uniquement lorsqu’ils sont «au régime». C'est-à-dire lorsqu’ils n’absorbent rien, qu’aucune matière tombante ne vient augmenter leur masse. Car c’est à ce moment là qu’ils deviennent visibles, indirectement: la matière tombante forme un disque d’accrétion qui tournoie et s’échauffe considérablement, émettant jusque dans la gamme des rayons X.
Plus un trou noir est massif, plus l’énergie rayonnée est importante. Et c’est, là encore, le rayonnement qui impose une limite à la masse que peut acquérir l’astre: en effet, il arrive un moment où gaz périphérique est freiné dans sa progression vers le trou noir par le rayonnement qu’il produit lui-même en tombant.
Comme les étoiles, les trous noirs voient leur masse limitée par un phénomène lié à l’énergie de rayonnement. Ainsi, selon une équipe de chercheurs des Universités d’Hawaï et de Yale, un trou noir ne peut dépasser plus de 1010 Msol.
A ce jour, on n’a jamais observé de trous noirs de plusieurs dizaines de milliards de masses solaires, même au cœur des galaxies les plus brillantes et les plus massives, situées au centre des grands amas.

Sources:
Podcast Ciel et Espace Radio: Les leçons de l’astronome - Etoile : les clés de la gravité (avec Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA).
Jean-Emmanuel Rattinacannou.
Une masse maximale pour les trous noirs. Ciel et Espace, le 19 septembre 2008.
Par Patrice - Publié dans : Espace & astronomie - Communauté : Astronomie
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 00:03
Les amas globulaires d'étoiles sont parmi les objets les plus anciens de notre galaxie. Plus de 150 amas globulaires d'étoiles sont connus pour être associés à la Galaxie Voie Lactée. Chaque amas contient des centaines de milliers à des millions d'étoiles dans un volume de 10 à 30 années-lumière (notre galaxie en fait 100 000).

Amas globulaire M4
En 1918, Harlow Shapley a identifié l'existence et la structure des amas globulaires. En étudiant la distribution des amas dans le ciel et en mesurant leurs distances, il pouvait déduire l'endroit du centre de notre galaxie ainsi que la distance séparant le soleil de ce centre. Dans les années 30, Edwin P. Hubble a découvert les amas globulaires dans la galaxie voisine d'Andromède, et depuis lors, des amas globulaires d'étoiles se sont avérés entourer beaucoup d'autres galaxies.

Ils trahissent notre masse
Les amas globulaires résident dans un volume sphérique de l'espace appelé "le halo galactique", qui entoure le disque de notre galaxie. Les amas orbitent autour du centre galactique, prenant des millions d'années pour accomplir leurs orbites de forme ovales et orientées au hasard. La plupart des amas globulaires errent à une distance de 90.000 à 120.000 années-lumière du centre galactique, et certains jusqu’à 300.000 années-lumière.
Les mouvements de ces objets éloignés, influencés par la gravitation de la galaxie entière, permettent à des astronomes de calculer la quantité de la masse dans la galaxie.
Quelques évaluations récentes indiquent pour notre galaxie une masse de 500 milliards de fois la masse du soleil. Cette évaluation est sensiblement plus grande que la masse déduite de la contribution des seules étoiles visibles et des nébuleuses, indiquant qu'il y a une grande quantité de "matière sombre", invisible dans la galaxie.


Des asiles pour vieilles étoiles
Lorsqu’on les compare au soleil et à d'autres étoiles du disque galactique, les étoiles des amas globulaires semblent être déficientes en éléments chimiques lourds. Ceci indique qu'elles sont en fait très anciennes, constituées à partir du gaz primitif qui s’est condensé pour former la galaxie il y a bien longtemps.
Bien que la composition chimique diffère d'un amas à un autre, toutes les étoiles dans un amas donné ont des compositions semblables, indiquant qu'elles sont issues du même nuage.
Ceci présente une occasion unique pour l'étude de l'évolution des étoiles. Pourtant chaque étoile a commencé sa vie par une masse différente. En observant la luminosité et les températures de leurs états actuels, les astronomes se renseignent beaucoup sur les cycles de vie des étoiles.


Les amas globulaires contiennent la plupart du temps les étoiles de faible masse, qui sont si étroitement distribuées que la densité des étoiles près du centre est d’environ deux étoiles par année-lumière cubique. En comparaison, notre voisinage solaire a environ une étoile par 300 années-lumière cubiques.

Amas globulaire M4
Si vous regardiez dans le ciel d'une planète hypothétique au milieu d'un amas globulaire, comme M4, vous seriez baigné par la lumière d’un crépuscule perpétuel, projeté par les milliers d'étoiles voisines.

Source: Hubble Site - NewCenter
Par Patrice - Publié dans : Espace & astronomie - Communauté : Astronomie
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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 23:47
Pas tout de suite, en ce qui me concerne. Avec l’allongement de la durée de cotisation (160 trimestres, soit 40 ans aujourd’hui), j'en ai encore pour 31 ans... pour l’instant, car cette durée sera allongée d'un trimestre par an à partir de 2009.
De même, au train où recule l'âge légal de cessation d'activité (60 ans aujourd’hui, mais le MEDEF parle déjà de 62 ans à l’horizon 2015), même si l’espérance de vie augmente globalement, il est difficile de se réjouir en voyant le temps qui nous reste à vivre après la vie active se réduire comme peau de chagrin.

Meerufenfushi (Archipel des Maldives)
Le temps ou l’argent
Lorsqu’on pense individuellement, le recul imposé de l’âge de la retraite raisonne comme une sorte de punition: tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, même si tu n’en as plus la force, et attends! Tu devras encore suer quelques années de plus… Content?
C’est d’autant plus dur que ce n’est pas la seule solution pour renflouer les caisses de retraite. En effet, plutôt que de travailler plus longtemps, on pourrait cotiser plus, tout simplement, et ainsi raccourcir le temps total d’activité.
Durée de cotisation versus montant des cotisations: visiblement, c’est vers la première option que s’orientent nos dirigeants s’agissant de notre avenir. Mais en ont-ils eu le choix?
En fait, les deux alternatives souffrent de la confrontation avec la réalité économique.

Valoriser l’emploi des seniors
D’abord, pour travailler plus (expression en vogue ces derniers temps), il faut impérativement que le marché de l’emploi le permette. Ce n’est pas avec le taux d’emploi des seniors actuellement constaté en France que cela va se faire. Surtout que les 35 heures (souvent critiquées par le MEDEF) sont venues amputer le nombre d’heures hebdomadaires travaillées.
Rappelons que ces dernières années, le taux d’emploi des 55-64 ans en France peine à atteindre les 40%. Notre pays se trouve en dessous de la moyenne des pays européens en la matière.
Les mesures prises (ou à venir) pour favoriser l’emploi des seniors, comme cumuler un emploi et une retraite, ne pourront pas grand chose si les mentalités ne changent pas: l’employabilité des 55-64 ans souffre de leur mauvaise image auprès des employeurs. Pour beaucoup, passé un certain âge, on ne peut plus rien apporter à une entreprise, on est usé. C’est le constat que font nombre de nos aînés qui tentent de retrouver du travail après un licenciement.
Ainsi, on est en droit de s’interroger sur la pertinence du choix de reculer encore et encore l’âge de la retraite, compte tenu du taux de chômage que connaissent nos seniors.
Il faudra bien que la France suive un jour le chemin de certains de ces voisins européens, pionniers en matière d’emploi des seniors (comme la Suède avec 70%), mais changer les esprits, c’est une tâche longue et difficile.

En attendant, que faire? Augmenter le montant obligatoire des cotisations d’assurance vieillesse? Cela ne peut pas se faire sans une baisse du pouvoir d’achat, et c’est loin d’être dans le ton, en ces temps de crise.
Continuer d’allonger la durée légale du travail, pour augmenter le nombre d’actifs? C’est la solution envisagée pour l’instant par nos dirigeants, faute de mieux. Mais cela doit s’accompagner d’un changement des mentalités en matière d’emploi des seniors.

Le grand capital
Bien sûr, il y a l’autre solution, plus pragmatique: se prévoir un budget d’épargne retraite. Mais ce n’est malheureusement que l’apanage des actifs des classes moyennes ou aisées, pour les plus prévoyants.
Pour commencer, les jeunes, souffrant aussi d’un taux de chômage élevé, sont peu enclins à investir pour leur avenir. Mais il vient toujours un âge (souvent, la trentaine) où cela devient envisageable: question de maturité, et surtout, de volonté individuelle.
Et il faut bien sûr en avoir les moyens: aujourd’hui, en France, le salaire médian* des actifs est de 1600€ nets.
Salaire, nominal, qu’il faut confronter au coût de la vie et à la hausse des prix, en particulier ceux du logement et des biens de consommation courante (il faut toujours raisonner en termes de salaire réel). 
En bref, même sans parler des chômeurs et des travailleurs pauvres, le pouvoir d’achat d’une bonne partie des travailleurs ne permet tout simplement pas de capitaliser pour la retraite.
Seuls ceux qui en ont les moyens (et aussi l’envie) opteront pour un système de prévoyance en se constituant un capital, comme une assurance vie ou l’investissement locatif, afin d’assurer leurs vieux jours.

C’est à cause de cet état de fait qu’existe, heureusement, le système de répartition: tout le monde cotise, afin que chacun en profite le moment venu (système à l’œuvre également en matière de santé publique et d’assurance chômage).
Seulement, le montant de la retraite par répartition (en terme de revenus réels) est loin d’être suffisant, comme l’atteste le nombre de retraités vivant en dessous du seuil européen de pauvreté de nos jours: 600 000 selon la Fondation Abbé Pierre. Ce seuil de revenu est actuellement de 752€ par mois.

Un avenir décidément incertain
Le vieux débat entre répartition et capitalisation est plus que jamais d’actualité. Malheureusement, les deux systèmes sont confrontés au problème du vieillissement de la population: dans les pays occidentaux, les actifs sont de moins en moins nombreux pour produire la richesse nécessaire.
Sans aller jusqu’au modèle des fonds de pension américains, on peut encore agir pour sauvegarder notre système de retraite, tout en incitant les gens qui le peuvent à prendre les devants. Une sage recommandation que l’on n’entend pas assez souvent, sans doute par crainte de voir les ménages épargner au lieu de relancer la sacro-sainte consommation qui est, rappelons-le, le moteur de notre économie.

Le travailleur des classes moyennes semble, une fois de plus, pris entre deux feux: épargner, pour soi, ou consommer, pour les autres.

Sources:
Gérard Bon, édité par Yves Clarisse. 600 000 retraités en dessous du seuil de pauvreté. Boursier.com, le 3 février 2009 [consulté le 28 mars 2009].
Fabien Renou. Emploi des seniors : la France en dessous de la moyenne européenne. Le Journal du Net Economie, le 6 mai 2008 [consulté le 28 mars 2009].
Augmenter le taux d'emploi des seniors. La documentation française, 2008 [consulté le 28 mars 2009].
Un réquisitoire audacieux contre le Smic. DéCHIFFRAGES - Blog LeMonde.fr, 1er août 2008 [consulté le 28 mars 2009].


(*) Le salaire médian est celui qui partage statistiquement la population des salariés en deux moitiés égales: 50% gagne moins, 50% davantage. 
Par Patrice - Publié dans : Economie
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 21:21
Ça y est: pour la première fois dans l’histoire de l’aéronautique, deux satellites sont entrés en collision. Cela devait arriver, disent les spécialistes...
Mais pourquoi une telle certitude? S’il existe des coordinations mondiales sur de nombreux domaines (finance, droit, Internet, l’ISO, l’OMS, pour ceux qui me viennent à l’esprit), pourquoi notre haute atmosphère est-elle exempte de système de régulation? Toute organisation ou firme commerciale peut donc lancer son satellite, en dépit du bon sens, sans vérifier que son orbite n’en croisera jamais une autre? Ça marche pour les avions, et Dieu sait que le trafic est dense, alors pourquoi personne ne collabore au-dessus d’une certaine altitude?

On est définitivement en droit de se poser la question, vu la situation actuelle dans l’espace et les circonstances de l’accident.

Le crash
Pas de constat à l’amiable, pas de bruit (faute d’air à 800 km d’altitude), mais les faits sont là: un satellite de télécommunication américain du système Iridium a bien été détruit par collision avec un satellite militaire russe vétuste (mis en orbite en 1993). Le choc s’est produit au dessus de la Sibérie le 10 février 2009. Quant on connaît la vitesse linéaire des engins qui croisent dans les "hautes sphères", on imagine que le résultat de l’accident entre ces deux véhicules d’un bon quintal chacun, est un nuage de débris et de poussière, à même d’inquiéter d’autres satellites comme le télescope spatial Hubble, orbitant 200 km plus bas.
Espérons que mon prochain post ne parlera pas de la destruction de ce dernier… En tout cas, l’ISS, la station spatiale internationale, à 430 km d’altitude, ne devrait pas être impactée, et c’est heureux, car ses panneaux solaires vont être prochainement remplacés.

Quelques mots sur le système Iridium
Lancé par Motorola en 1998, c'est une sorte de super-GSM qui capte sur toute la surface de la Terre. Dépassé par l’extension du GSM, le système Iridium n’est plus utilisé que pour des applications militaires et maritimes. Sur les 77 satellites prévus initialement (77 étant le numéro atomique de l’élément Iridium), seuls 66 sont actifs, plus quelques engins de rechange.

Les causes de l’accident
Alors qu’une partie des satellites ayant vécu sont volontairement sabordés par décrochage (ils sont précipités vers le sol), d’autres sont laissés sur leurs orbites devenir des épaves. A plus ou moins long terme, ceux-ci finissent par retomber et se consument dans l’atmosphère: les satellites aussi se font incinérer. Pourtant, de telles machines peuvent encore être guidées, alors qu’est-ce qui explique ce couteux couac? Selon toute vraisemblance, c’est un défaut de surveillance, estime Philippe Goudy, responsable du centre spatial de Toulouse:
L'armée américaine et la Nasa ont des moyens radars qui permettent de suivre les satellites et les plus gros débris, supérieurs à 10 cm. Un certain nombre d'agences spatiales, dont le CNES, ont accès aux données américaines et mettent en place une veille pour surveiller qu'il n'y a pas de débris qui se rapprochent dangereusement de leurs satellites.
En effet, il existe à ce jour quelque 2000 objets de plus de 10 cm, qui peuvent être traqués par les radars américains, mais ce n’est pas le cas des débris plus petits.
Jusqu’à présent, seuls des impacts avec des débris de fusées ou d’autres satellites ont été déplorés pour des satellites en exploitation. Cette fois, ce cas de collision entre deux engins entiers, dont l’un des deux était encore en exploitation, va provoquer, espérons-le, un sursaut qui débouchera peut-être sur une plus grande coopération internationale.

Orbital Debris Graphics
Le laisser-aller
Dans l’espace aussi, il y a du pain sur la planche pour les écologistes: si, du sol, on peut observer, soit un ciel bleu azur, soit une nuit d’encre tout juste maculée d’étoiles qui donnent une idée du vide insondable qui nous entoure, autour de la Terre, la réalité est tout autre. Des quantités incalculables de débris volettent et s’entrechoquent à des vitesses prodigieuses (à cause de l’élan de la mise en orbite initiale). Comme expliqué plus haut, seuls les plus gros peuvent être dénombrés, si ce n’est surveillés.
Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, les plus dangereux débris ne sont pas les plus gros. Invisibles et donc indétectables, les plus petits sont en fait considérés comme des micro-météorites: de minuscules fragments de matières diverses, animés d’une grande vitesse relative (plusieurs dizaines de km/s) et qui peuvent traverser, comme des balles tous les matériaux, ou exploser en laissant d’énormes cratères d’impacts.
Ces imprévisibles projectiles peuvent provoquer d’importants dommages à la coque d’un astronef, voire à son contenu (qui ne se rappelle pas la scène de l’astronaute à la main trouée dans Mission to mars? A moins que ce ne soit dans Planète rouge… les aficionados de la S-F me corrigeront).
Et dire que cette terrifiante situation n’est que le résultat de la négligence des autorités de régulation spatiale… Ah, oui, c’est vrai, il n’y en a pas!

Source:
Grégoire Lecalot, avec agences. Première collision entre deux satellites. France Info, 12 février 2009 [consulté le 13 février 2009].


Pour aller plus loin:
NASA Orbital Debris Program Office
Archive des débris spatiaux
Par Patrice - Publié dans : Espace & astronomie - Communauté : Astronomie
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 16:03
Cette image du télescope Siptzer de la NASA représente une partie de la région de formation d’étoiles W5, située à 6500 années-lumière dans la constellation de Cassiopée. Elle montre les effets désastreux de la proximité d'étoiles massives.

Feux d'artifice stellaire
Le point blanc-bleu au centre est une étoile massive dont les terribles radiations et le vent solaire balayent et chassent au loin tout l'environnement proche, ce qui n'est pas sans affecter de jeunes étoiles solaires nées dans le voisinage.
Cest le meilleur exemple à ce jour du cas de plusieurs étoiles standard en cours de déshabillage de leur disque de matière protoplanétaire par des étoiles géantes - il s'agit du disque de gaz et de poussières à l'origine de la formation d'un futur cortège de planètes.
L'ensemble des matières emporté se reconnaît sur l'image par ces sortes de queues de comètes flamboyantes situées derrière trois étoiles proches de l’étoile massive centrale. Elles sont orientées en direction opposée de la fournaise qui les souffle.

Ces étoiles solaires sont âgées d’environ 3 millions d’années, âge auquel on pense que des planètes sont susceptibles de se former à partir du disque de gaz et de poussière sles entourant.
Les astronomes pensent que les matériaux emportés proviennent des parties les plus excentrées de ces disques, ce qui veut dire que toute hypothétique planète tellurique (comme la Terre, Venus, Mars, etc.) serait épargnée, tandis que de futures planètes géantes gazeuses plus éloignées (comme Jupiter ou Saturne) ne se formeront jamais.

En effet, dans un système planétaire, les planètes telluriques se trouvent au centre, avant les planètes gazeuses, car la majeure partie du gaz est aspirée par l’étoile centrale au cours de sa formation.
Si jamais un système comme ceux évoqués plus haut venait à se former, il ne comporterait que des planètes telluriques probablement "stérilisées" par les terribles vents solaires provenant non pas de leur étoile, mais de l’étoile géante proche, dont la sphère d’influence est bien plus grande qu’une étoile standard.

Source:
Stellar Fireworks. NASA Image of the day, 31 décembre 2008 [consulté le 1er janvier 2009].
Par Patrice - Publié dans : Espace & astronomie - Communauté : Astronomie
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