Les symétries dans la Nature

Apparemment, la Nature aime bien la symétrie, car on la retrouve chez la majorité des espèces, autant animales que végétales. Cette caractéristique se manifeste rapidement dans le développement embryonnaire et apparaît intimement liée à la mécanique du vivant. On observe généralement deux types de symétries: radiaire et bilatérale.

Chez les organismes à symétrie radiaire, tout est organisé autour d'un axe central. Si on fait une coupe en passant par cet axe, on obtient des moitiés qui sont des reflets miroirs l'une de l'autre. Les racines et les tiges des plantes présentent habituellement une symétrie radiaire. Chez les animaux, on retrouve cette caractéristique principalement chez les Cnidaires (méduses) et les Echinodermes (oursins, étoiles de mer). La plupart des animaux à symétrie radiaire montrent une symétrie d'ordre 5 (dite pentamère) ou, plus rarement, 3. Les étoiles de mer, par exemple, ont cinq bras. Il est à noter aussi que les fleurs sont souvent organisées selon une symétrie pentamère.

Les animaux à symétrie bilatérale, comme les êtres humains, les insectes, les poissons, etc., présentent deux moitiés qui donnent des images miroirs dans un plan seulement. La symétrie bilatérale apparaît très rapidement durant le développement de l'embryon: peu de temps après la fécondation, l'oeuf - qui est sphérique au départ - se creuse et se plie sur lui-même (stade de la gastrula). Il se forme alors une cavité (archentéron ou « intestin primitif ») qui deviendra le futur tube digestif. Les deux moitiés de l'embryon continuent alors de se développer selon cet axe.
Les animaux à symétrie bilatérale ont également la particularité d'avoir une partie du corps qui « commande ». Dans les premiers stades du développement embryonnaire, on observe une concentration importante d'éléments nerveux à une extrémité de l'animal, soit la tête. Ce phénomène est appelé la « céphalisation ». Du point de vue de l'évolution, il apparaît donc plus intéressant de concentrer les organes des sens (vision, ouïe, odorat, goût) près de la bouche.

Bref, la symétrie, particulièrement bilatérale, semble avoir un avantage évolutif pour les espèces vivantes, sinon cette caractéristique ne serait pas aussi répandue. Il faut cependant rappeler qu'il s'agit d'une symétrie plutôt approximative : les deux côtés de notre corps sont loin d'être parfaitement symétriques. Comme pour tous les procédés biologiques, ce ne sont pas les « défauts » qui manquent – et cela a certainement son charme...

 

Source: CyberSciences